Essais

Opel Mokka e (2021) : éclair au café

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En bref

SUV électrique

À partir de 36 100 €

Moteur de 136 ch et batterie de 50 kWh

Bouleversement dans la gamme d’Opel avec l’arrivée de la seconde génération du Mokka : son prédécesseur faisait 4,28 m et le nouveau venu fait 4,15 m, ce qui fait qu’il devient le cadet de la fratrie des SUV au Blitz, le Crossland faisant 4,21 m. Il débarque donc dans un nouveau segment, le B, où l’offre est déjà considérable. Mais le marché continue d’en être friand et son appétit se creuse, puisque sa part de marché européenne est passée de 9,6 % en 2016 à 14,1 % en 2018 pour atteindre 17,1 % l’année dernière, avec des projections au-delà des 18 % pour 2021. Et surtout, avec le partage des plateformes au sein de PSA et maintenant de Stellantis, développer un nouveau modèle est considérablement moins onéreux qu’auparavant.

 Une plateforme commune

avec le Peugeot 2008

Ce Mokka deuxième du nom est donc basé sur la plateforme CMP qu’il partage, entre bien d’autres, avec le Peugeot 2008. Mais on n’est bien loin du simple remplacement du logo sur la calandre par un éclair : il est tout simplement impossible de deviner la parenté avec son cousin sochalien et pas vraiment plus facile avec le modèle précédent. L’inspiration vient en fait du concept GTX Experimental sorti en 2018 et qui présentait le « Vizor », désignant cet élément esthétique constitué par la calandre noire pleine se terminant aux extrémités par les projecteurs et cerclés d’un jonc chromé et dont on trouve les racines dans le coupé Manta A de 1970. Avec le capot noir (une option à 300 €), celui lui donne une identité visuelle très marquée et originale. On ne peut malheureusement pas en dire de même de l’arrière avec des feux en forme de L qui ne sont pas sans rappeler les dernières productions de Volkswagen.

Essai - Opel Mokka e (2021) : éclair au café

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L’inspiration du “Vizor”, la calandre noire entourée des projecteurs, vient de la Manta A de 1970.

Dans l’habitacle, on découvre aussi pour la première fois le nouveau style intérieur que tous les futurs modèles adopteront. Ici, l’écran 10 pouces du système multimédia accolé à l’instrumentation numérique de 12 pouces fait plutôt penser à la configuration des dernières Mercedes mais l’ensemble tout de même beaucoup d’originalité, avec un style minimal séduisant souligné par des inserts noirs façon piano laqué noir, et une finition au-dessus de la moyenne des constructeurs généralistes. Le Mokka en profite évidemment pour faire le plein, de série ou en option, des derniers équipements comme le freinage d’urgence avec la détection des piétons et des cyclistes, le régulateur de vitesse adaptatif avec maintien dans la voie, les feux à LED Matrix ou encore la désormais incontournable connectivité Apple CarPlay et Android Auto.

La planche de bord adopte un style épuré très qualitatif.
La planche de bord adopte un style épuré très qualitatif.


Plus court mais

aussi spacieux

Question habitabilité, on pourrait craindre de manquer de place aux genoux à l’arrière en découvrant que ce Mokka a perdu 12 cm dans sa longueur par rapport à son prédécesseur mais cette réduction concerne exclusivement les porte-à-faux et l’empattement reste identique. Pas vraiment de soucis de ce côté-là donc et il faudra faire plus d’1,80 m pour commencer à se plaindre de la garde au toit. Par contre, les portières arrière à la taille et à l’ouverture réduites peuvent compliquer la montée à bord. Le volume de chargement fond quant à lui de 17 litres, à désormais 350 litres, mais cela reste dans la moyenne de la catégorie. La version électrique en perd cependant 40 de plus à cause de l’implantation des batteries sous le plancher du coffre.

Essai - Opel Mokka e (2021) : éclair au café

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C’est un peu compliqué de monter à l’arrière à cause des petites portes mais, une fois installé, la place aux genoux et le volume de coffre sont généreux. Le coffre est dans la moyenne, à 350 litres.

L’Opel Mokka reprend logiquement quelques motorisations du Peugeot 2008, avec au choix des 3 cylindres 1.2 essence de 110 et 130 ch et un 4 cylindres 1.5 diesel de 110 ch, mais aussi celle du e-2008 avec un moteur électrique de 136 ch alimenté par une batterie de 50 kWh, version que le constructeur a choisi de faire essayer en premier à la presse. Attaquons de face les réserves habituelles : l’autonomie WLTP annoncée est de 322 km, Opel disposant sur son site d’un un peu moins optimiste calculateur permettant d’adapter ce chiffre au style de conduite, à la vitesse moyenne, à la température extérieure et à l’utilisation ou non de la climatisation ou du chauffage. Le Mokka e dispose d’un chargeur embarqué de 7,4 kW et peut encaisser jusqu’à 100 kW en courant continu. On pourra ainsi récupérer 100 km en 90 minutes sur une wallbox à 11 kW et en respectivement 19 et 12 minutes sur des bornes 50 et 100 kW.

L'arrière du Mokka adopte un style un peu plus générique.
L’arrière du Mokka adopte un style un peu plus générique.


 Moins cher que le 2008

mais plus que le C4

L’Opel Mokka démarre à 21 300 € avec ses motorisations thermiques et à 36 100 € pour l’électrique, soit 1 600 € de moins que son cousin au lion mais 500 € de plus que celui aux chevrons plus habitable. Hors du groupe, il est aussi 1 000 € au-dessus de son rival le plus proche qui est le Hyundai Kona dans sa version 39 kWh offrant 35 km d’autonomie de moins.

Caradisiac

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