Actu

Les voitures-radar privées vont (vraiment) envahir nos routes

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr

Rendu effectif depuis 2019, le contrôle de vitesse confié à des voitures-radar privatisées, conduites par des chauffeurs civils, risque de prendre de l’ampleur pour une raison très simple : le business est juteux ! Chaque voiture rapporterait en moyenne 194.000 euros par an… Leur nombre pourrait être multiplié par 10 dans le courant de l’année.

Plus banalisé, tu meurs. Plus redoutable qu’un break Opel Astra caché derrière une pile de ponts. Qui se méfierait d’une Peugeot 308 ou d’une Renault Mégane, ou autre modèle comptant parmi les plus diffusés en France, lâchée en pleine circulation ? A ce jour, environ 40 voitures équipées de radars, dont le volant est confié à des chauffeurs salariés privés, sont en circulation en France. Majoritairement dans le quart nord-ouest, elles sévissent en flashant automatiquement toutes les voitures en excès de vitesse qu’elles croisent ou qui les doublent. Redoutable, voici donc “l’ubérisation” de la verbalisation.

Leur nombre pourrait atteindre 450 d’ici à fin 2021. La raison est simple : leur remarquable rentabilité, relevée par la Ligue de Défense des Conducteurs. Sans compter l’achat du véhicule, le bénéfice réalisé par voiture s’élèverait ainsi à 194.000 euros par an, en moyenne, après déduction des coûts de fonctionnement (salaire, carburant, entretien). Plus de 10 fois le rendement d’un gendarme ou d’un policier qui effectue la même tâche, estimée à un bénéfice annuel de 12.600 euros.

 

Plus de 2 PV par heure

Cette aubaine financière est en réalité due au temps passé sur la route par les voitures-radar conduites par des chauffeurs civils. Là où un représentant des forces de l’ordre sévit durant 1h12 mn par jour en moyenne, un privé roule environ 5h30. En moyenne, le nombre de contraventions dressée atteint respectivement 0,46 par heure contre… 2,09 pour un radar privatisé.

A ce jour, la flotte totale de voitures-radar s’élève à 402 unités, dont seulement 40 confiées à des sous-traitants privés. D’ici fin 2021, le parc grimpera à 450 et devrait être en totalité délégué. Au-delà de la perte de points, c’est donc aussi une crise de paranoïa qui s’annonce à la vue de la moindre Passat grise…

 

Turbo

Source link

Newsletter