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inusable, immortel, mais pas pour nous

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Douze ans après la génération précédente, sept décennies après la naissance de la lignée, le plus connu des franchisseurs japonais fait peau neuve. Voici donc le Toyota Land Cruiser treizième du nom, largement modernisé et embourgeoisé, mais toujours aussi apte à crapahuter. Hélas, ce résistant risque de ne pas poser ses roues en Europe.

Au total, environ 10 millions de Toyota Land Cruiser ont été écoulés depuis le tout premier modèle apparu en 1951. Les FJ et BJ, à l’époque, étaient d’authentiques 4×4 rustiques, rudes à l’ouvrage… et cela n’a pas vraiment changé, même si les dernières générations sont devenues tout à fait luxueuses, pour répondre à la demande de certains marchés, Russie et Moyen-Orient principalement. Il n’empêche, ses qualités de franchisseur ont toujours été de tout premier plan.

Le Land Cruiser est d’ailleurs toujours resté fidèle à un bon vieux châssis séparé, avec essieu rigide à l’arrière. Notons aussi que la série HJ70 / HDJ70, apparue en 1984, est encore fabriquée et vendue sur certains marchés. En Afrique, comme ailleurs, on dit qu’il convient “de choisir un Defender pour aller dans le désert, mais de préférer un Land Cruiser pour en revenir”…

La Série 300 que nous découvrons aujourd’hui est donc l’héritier du Land Cruiser 200, qui aura tout de même vécu presque 13 ans. Le style massif reste dans la veine de son devancier, en nettement plus cossu toutefois… et le constat vaut surtout pour l’habitacle. Cuirs omniprésents, écrans… mais toujours diverses fonctions et modes tout-terrain, pour paramétrer suspension pilotée ou différentiels autobloquants (3 différentiels).

Deux cylindres et 200 kg de perdus

Toyota l’assure, les qualités de baroudeur du Land Cruiser sont intactes malgré le recours à la nouvelle plate-forme modulaire Toyota (TNGA), ici spécialement adapté au tout-terrain évidemment. Pas question de déboulonner une icône, ni de décevoir les adeptes. De nouvelles assistances électroniques offroad font leur apparition, regroupées sous un ensemble de fonction baptisées Multi-terrain Select.

La nouvelle base technique a tout de même permis d’abaisser sérieusement le poids du mastodonte… de même que l’abandon de l’antique et inébranlable V8 atmosphérique de 5,7 l. Au total, 200 kg ont été gagnés sur la balance. Les motorisations aussi ont suivi le même chemin, downsizing et chasse aux grammes de rigueur. Deux V6 biturbo sont désormais au programme : un essence de 3,5 l (415 ch, 650 Nm de couple), et un Diesel 3,3 l (309 ch, 600 Nm).

Même dans ses conditions, son arrivée à terme sur le marché européen est loin d’être garantie. A fortiori en France, où notre truculent malus joue des tours aux amateurs de franchisseurs grand format. Chez Toyota, à ce jour, le sommet de la gamme 4×4 est assuré par le Highlander. Certes honorable en tout-terrain, mais bien plus typé SUV dans l’esprit… et hybride.

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