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pas encore la vingtaine mais déjà élevée au rang de “classique”

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L’histoire de Koenigsegg n’est pas aussi prestigieuse que celle des constructeurs mythiques comme Porsche, Ferrari, Lamborghini ou encore McLaren, mais c’est aussi et surtout car cette marque n’a vu le jour qu’en 1994. Créée par l’entrepreneur Christian von Koenigsegg, qui n’a alors que 22 ans, la firme qui porte son nom va rapidement développer un premier prototype ultra-performant avec une structure en fibre de carbone inédite. Ceci est encore peu fréquent à l’époque, même pour les supercars. Le pari est risqué car les tentatives visant à rivaliser avec les “grands” du monde de l’automobile sportive se solde souvent par un échec. Le mérite de Christian von Koenigsegg, qui a su s’entourer d’une équipe de brillants ingénieurs, est d’autant plus grand, sachant que sa firme est encore au cœur de l’actualité avec la Gemera.

La commercialisation (CC8S)

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Koenigsegg CCR (2004) | Les photos de la supercar
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Koenigsegg CCR (2004)Credit Photo – Keno Zache ©2021 Courtesy of RM Sotheby’s

La Koenigsegg CC (pour coupé de compétition) est ainsi présentée pour la première fois au public à l’occasion du Festival de Cannes en 1997. Très bien accueillie par les invités et par la presse, le modèle prend donc lentement le chemin de la production. Au départ, il est motorisé par un V8 Ford en position centrale arrière développant la bagatelle de 650 ch et 750 Nm de couple. Après cinq ans d’affûtage, le véhicule est enfin prêt à être commercialisé sous le patronyme de Koenigsegg CC8S, en 2002. La fiche technique est toujours aussi impressionnante et les performances, au-delà du raisonnable. La supercar accélère de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes mais elle est également donnée pour une vitesse de pointe de plus de 350 km/h ! Outre ses performances, la voiture se fait également remarquer par ses portières, dont l’ouverture brevetée se montre très originale, les plaçant à la verticale une fois ouvertes… mais attention à ne pas se garer trop près d’un trottoir.

L’avènement du monstre (CCR)

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Koenigsegg CCR (2004) | Les photos de la supercar
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Koenigsegg CCR (2004)Credit Photo – Keno Zache ©2021 Courtesy of RM Sotheby’s

Après le lancement de la CC8S, Koenigsegg prépare déjà la suite et travaille sur le développement d’une supercar encore plus spectaculaire, la CCR. La seconde est une évolution de la première, et pas des moindres : elle se dote d’un nouveau système de suspension et d’un freinage plus mordant, d’un échappement en titane, de jantes plus larges et d’une carrosserie retravaillée en soufflerie pour offrir plus d’appui aéro. Un ensemble d’améliorations techniques qui accompagne la progression de puissance du moteur V8 4.6 biturbo en aluminium, qui atteint cette fois 817 ch et 920 Nm de couple. Grâce à une masse totale de seulement 1 180 kg, la CCR offre un rapport poids/puissance inférieur à celui d’une Bugatti Veyron (1,89 kg/ch). En février 2005, une Koenigsegg CCR a détrôné la McLaren F1 en tant que voiture de série la plus rapide jamais construite, avec une vitesse de pointe de 387 km/h. Un mois plus tard, la Veyron lui vole la couronne avec une Vmax mesurée à 408 km/h. Seuls 14 exemplaires de la CCR furent produits jusqu’en 2006.

L’exemplaire ici présenté en photos est la première Koenigsegg CCR produite, elle porte le numéro de châssis 7011 et revêt une teinte Lava Orange. C’est précisément le véhicule qui fut sous le feu des projecteurs à Genève en 2004 lors de la présentation du modèle au salon de l’auto. Une telle supercar est aujourd’hui estimée entre 720.000 € et 760.000 €, ce qui représente une petite plus-value par rapport au tarif auquel elle était affichée neuve (530.000 € environ).

En bref

Motorisée par un V8 4.6 biturbo d’origine Ford, la Koenigsegg CCR est le troisième véhicule produit par la marque suédoise et la deuxième supercar commercialisée par cette dernière. Avec 817 ch et 920 Nm de couple, la belle peut se targuer d’un 0 à 100 km/h abattu en moins de 3,2 secondes et d’une vitesse de pointe de 387 km/h. Voiture la plus rapide du monde pendant quelques semaines, elle fut détrônée par la Bugatti Veyron en avril 2005. Son prix neuf était de 650.000 $ (environ 530.000 €) à l’époque, elle est aujourd’hui estimée entre 720.000 € et 760.000 €.

Paul Niocel



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