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Les distributeurs européens préfèrent revendre les reprises aux marchands

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Dans une étude récente, le groupe Auto1 s’est penché sur les réflexes des distributeurs en matière de gestion des reprises. En Europe, plus de la moitié des professionnels a recours aux marchands pour les écouler. En France, cette part dépasse les 60 %.

 

Les distributeurs européens privilégient les marchands pour écouler leurs reprises. Tel est l’un des principaux enseignements d’une étude récemment conduite par le groupe Auto1 auprès de 9 000 professionnels, concessionnaires et indépendants, dans 12 pays. En moyenne, 52 % des sondés ont déclaré avoir recours aux marchands pour traiter les véhicules issus d’une reprise.

 

Dans le détail des pays, les Danois sont les plus coutumiers du fait (80 %) devant les Belges (69 %). Les Français complètent le podium des pays ayant le plus souvent recours aux marchands. 61 % des professionnels ont déclaré leur revendre régulièrement des véhicules. En Allemagne, pays d’origine d’Auto1 et principal marché du continent, 58 % des distributeurs entretiennent des relations avec les marchands. En Espagne, ils sont 48 %, soit le plus faible taux avec la Pologne (41 %).

 

 

Parmi les professionnels qui pratiquent ce type de commerce, 65 % revendent 1 à 5 véhicules par mois. Ils ne sont que 13 % à écouler plus 15 reprises par ce biais. La France suit approximativement cette tendance de répartition. 60 % vendent 1 à 5 véhicules contre 17 % qui cèdent plus de 15 unités. Dans l’Hexagone, cette solution est davantage utilisée chez les concessionnaires à fort volume (76 %) que chez les concessionnaires intermédiaires (58 %) ou les plus modestes (60 %). D’ailleurs à l’exception de la Pologne et de la Finlande, ce sont toujours les gros concessionnaires qui l’intègrent le plus à leur stratégie.

 

La marge sur les reprises pointée du doigt

 

Pour effectuer les reprises, les petites annonces servent de référence à 42 % en Europe et à 43 % en France. L’expérience personnelle est aussi souvent l’arme des commerçants (34 % des distributeurs européens et 31 % des Français). Pour négocier, 66 % des distributeurs européens s’adressent directement aux marchands (59 % chez les Français). WhatsApp et le courrier électronique suivent de loin (24 % à l’échelle de l’Europe et 17 % en France). Les plateformes d’enchères voguent dans les mêmes eaux (23 % en Europe et 17 % en France).

 

Il y a des freins à la pratique. Plus de 4 distributeurs français sur 10 (parmi 39 % qui ne revendent pas à marchands) estiment, par exemple, ne pas avoir assez de reprises mensuelles pour mener ce type de politique. 31 % n’y voyant aucun intérêt et 15 % préférant vendre à particulier. Plus globalement, près d’un tiers des distributeurs en Europe, comme en France, juge que les marges sur la reprise de VO ne conviennent pas. Pour 29 % des sondés européens (28 % en France) la juste estimation du prix constitue une barrière difficile à lever. Le stockage est aussi mis en avant à 14 % (13 % en France).

www.journalauto.com

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