Essais

Renault Kangoo dCi 95 (2021) : l’alternative aux SUV

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En bref

Ludospace

À partir de 25 900 €

1,5 dCi de 95 ch et 260 Nm

Il a fallu donc attendre trois ans pour que Renault réplique enfin au renouvellement du trio Citroën Berlingo Multispace, Peugeot Rifter et Opel Combo Life en 2018 qui a relégué le Renault Kangoo de seconde génération au rang de dinosaure. Il faut dire que le ludospace au losange est sorti en 2007, soit la préhistoire dans un monde automobile où on renouvelle généralement les modèles tous les quatre ans mais aussi que ses concurrents de Stellantis ont réalisé des pas de géant, progressant de façon spectaculaire dans bien des domaines et parvenant ainsi à faire disparaître leurs origines utilitaires. Confort, dynamisme, équipements ou encore finition, aucun domaine n’a ainsi été négligé, aboutissant à un véhicule familial homogène se posant en véritable alternative aux SUV et aux breaks.

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L’avant profilé contraste avec l’arrière très carré.

Mais la réponse du constructeur de Boulogne-Billancourt arrive enfin avec un Kangoo troisième du nom revu de fond en comble. Et ses ambitions se remarquent dès le choix de la plateforme, CMF-C/D, soit la même que notamment le Scénic ou la Mégane, ce qui est un gage de confort et de dynamisme plus proche d’un véhicule particulier qu’utilitaire. Pour la ligne cependant, même si les designers se sont appliqués à lui offrir des éléments esthétiques du reste de la gamme, comme les feux de jour en forme de C, la calandre chromée ou le bouclier généreusement aéré, les flancs plats et le profil cubique à l’arrière trahit le fait que la forme sert le fond.

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775 litres en configuration cinq places et 1 200 litres une fois le dossier de la banquette rabattu.

Et le fond, c’est le volume de chargement. Ouvrez le gigantesque hayon qui tient presque de la porte de garage et 775 litres vous contemplent sous la tablette rigide en configuration cinq places. Rabattez les dossiers 2/3 1/3 de la banquette arrière, son assise s’affaisse pour (pratiquement) disparaître dans le plancher et offrir alors 1 200 litres sur une longueur de 1 865 mm. Et si ça n’est pas tout, vous pouvez aussi plier le siège avant passager et avoir alors 3 500 litres jusqu’au pavillon et s’étendant sur 2 701 mm.

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De nombreux rangements et de la place à revendre à l’arrière.

Mais si ce sont des humains que vous voulez embarquer, leur accès à bord sera particulièrement facilité par des portes avant s’ouvrant à 90 degrés ainsi que des portes arrière coulissantes. Une fois installé, chacun dispose d’une place tout ce qu’il y a de plus généreuse au niveau des genoux et une hauteur sous plafond digne d’une cathédrale, à tel point qu’il y a la place pour une véritable étagère, appelée capucine dans le jargon, et qui s’avère particulièrement pratique. Et c’est très loin d’être le seul espace de rangement à bord, il y en a littéralement partout, atteignant un total de 49 litres.

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Contrairement à la version utilitaire Van, il y a un pied milieu mais les portes arrière coulissantes et celles à l’avant s’ouvant à 90 degrés permettent un accès à bord très facile.

Le Renault Kangoo conserve donc ses acquis de praticité. Dommage cependant que l’absence de pied milieu côté passager soit réservé à sa seule version utilitaire Van, que les sièges ne soient pas indépendants à l’arrière comme chez Stellantis ou encore que la lunette arrière ne soit pas ouvrante.

Position de conduite et raffinement de la planche de bord gomment un peu plus l’aspect utilitaire. On est très bien assis, avec un levier de vitesse haut tombant parfaitement sous la main droite, et finition, choix des matériaux ainsi qu’équipements n’ont rien à envier aux véhicules civils si l’on oublie la petite instrumentation numérique de 4,2 pouces ou le frein à main classique.

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La planche de bord fait complètement oublier les origines utilitaires du Kangoo.

Les 95 ch à 3 000 tr/min délivrés par le 1,5 dCi peuvent paraître léger pour déplacer un tel engin de 4,49 m de long et 1,84 m de haut mais les 260 Nm dès 1 750 tr/min en font le plus coupleux de la gamme et permet d’arracher le Kangoo à son état stationnaire de façon vigoureuse mais il s’essouffle ensuite très vite. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 15,1 s, ce qui commence à faire beaucoup, surtout sans passagers ou chargement, quand les versions 1.3 TCe 100 et 130 ch réclament respectivement 14 et 12,8 s sur le même exercice. En matière de reprises, c’est un peu mieux si l’on est prêt à jouer de la boîte heureusement agréable à manipuler. Là où ce moteur se distingue, c’est au niveau de son appétit d’oiseau, rester sous les six litres de moyenne est tout à fait possible en adoptant une conduite souple, et de sa discrétion, même sur autoroute où le sixième rapport extrêmement long fait merveille. Et c’est sur ce profil de route que l’on peut constater le travail important qui a été fait sur l’insonorisation, avec des bruits d’air particulièrement bien filtrés.

En matière de comportement, le choix de la plateforme était un indice révélateur : l’amortissement offre un grand confort que l’on n’avait pas l’habitude de voir à bord d’un Kangoo. Le dynamisme progresse aussi de façon notable mais le comportement reste un peu pataud, avec un centre de gravité élevé se faisant sentir. Au chapitre des regrets, la possibilité de pouvoir choisir une boîte automatisée aurait été la bienvenue.

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La boîte manuelle à six rapports aide le dCi 95 à se montrer sous son meilleur jour.

En matière de tarifs, le dCi 95 est la seule motorisation du Kangoo à être disponible en deux niveaux de finition : Zen, à partir de 25 900 €, et Intens, s’échangeant contre un minimum de 27 400 €. Des montants qui peuvent paraître élevés par rapport à la concurrence mais le rapport prix/équipement est tout à fait compétitif et Renault a fait le choix de ne pas proposer une version d’entrée de gamme dépouillée. Cependant, il faudra ne rajouter que 500 € à équipements identiques pour devenir propriétaire du TCe 130 pour lequel il faudra certes compter un litre supplémentaire de moyenne aux 100 km mais qui est livré sans l’épée de Damoclès incarnée par l’interdiction de circulation de tous les véhicules diesels dans les ZFE en 2024.

Caradisiac

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