30 juillet 2021
par Autocloser

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le SUV urbain se montre plus aventurier

Originale cette campagne d’essais organisée par Seat qui, pour le lancement simultané des Ibiza et Arona restylés, a privatisé le Bizkaia Frontoia. C’est la Mecque de la pelote basque en Espagne, capable d’accueillir jusqu’à 3 000 personnes en plein coeur de Bilbao. Pas de matchs sous nos yeux mais des enceintes crachant, entre les deux nouveautés exposées, une ambiance sonore de baskets qui couinent et de balles rebondissantes. L’Arona attire rapidement l’attention avec sa nouvelle face avant, dont les deux pupilles bien rondes en guise d’anti-brouillard, crée toute sa singularité. Encore que Renault a déjà eu la même idée lors du restylage de la Twingo 2 en 2011. Pour ceux qui ont “la ref” aussi, ce regard rappelle un peu Numéro 5, le gentil robot dans Short Circuit, non ? Un style “rigolo” qui ne sera pas du goût de tout le monde, c’est pourquoi Seat laisse le choix à la commande entre ce look par défaut, baptisé Adventure, ou en option le style Streamline, dépouillé de ce regard d’emoji.

Opter pour ce dernier choix serait tout de même passé à côté de l’état d’esprit plus baroudeur voulu par Seat sur ce restylage. D’ailleurs la finition Xcellence est remplacée par la finition Xperience, dont les skis de protection contrastés en gris aluminium appuient cet esprit d’aventure. Aventure urbaine surtout avec quelques touches chics comme ces chromes sur la grille de calandre ou les contours de fenêtres. De nouveaux dessins de jantes (17 pouces en série ici ou 18 en option) sont aussi proposés ainsi que trois nouvelles teintes de carrosserie. Deux bleus (Asphalte et Saphir), un noir (Dark Camouflage) et trois choix de toits, dont un nouveau blanc (Candy). De quoi démultiplier les possibilités de combinaisons bitons. A l’arrière, le diffuseur/sabot est plus en rondeurs et comme le veut la nouvelle charte du constructeur, le nom du modèle est en écriture manuscrite et les logos Seat sont mats et chromés à la fois.

Précis pointu, pas très cosy

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Essai Seat Arona (2021) | nos photos du SUV urbain restylé
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Seat Arona (2021)Credit Photo – Autonews

Les évolutions sont plus marquées encore dans l’habitacle. Le dessin de planche de bord change profondément, beaucoup plus profilé et reçoit une poutre colorée de part et d’autres des grilles d’aération devenues rondes. La teinte est assortie aux cerclages des poignées de portes et de console centrale. La grille d’aération centrale est passée sous l’écran tactile et reçoit un cerclage dont la couleur révèle la finition choisie (gris City pour l’entrée de gamme Style, vert Oxygène sur Xperience ou rouge Laser pour la finition sportive FR). Ces inserts légèrement translucides laisseraient penser qu’ils sont rétroéclairés, ce qui aurait apporté une belle ambiance nocturne, mais non. Du coup, ils ne font pas très qualitatifs au même titre que d’autres plastiques et garnitures particulièrement rigides. Au final, seuls les points de contact du corps ou le couvercle de planche de bord reçoivent un peu de souplesse. L’Arona ne propose pas non plus de sellerie tout cuir, même en option, contrairement au Renault Captur par exemple. Le volant reçoit quand même du cuir nappa et un méplat qui modernise significativement le poste de conduite, à l’instar du Digital Cockpit (en série sur FR, option à 305 euros sur toutes les autres finitions). L’écran central s’est agrandi à partir de la finition Style, pour atteindre 9,2 pouces (9,3 pouces sur Renault Captur, 8 pouces sur Hyundai Kona). Le Mirror Link gère quant à lui Apple Car Play et Android Auto sans avoir à brancher de câble USB. Tant mieux, car l’USB C est généralisé à bord et cette connectique n’est pas encore la norme parmi les smartphones.

Statu quo en matière d’espace à bord, satisfaisant à l’arrière pour le gabarit, banquette arrière modulable en ⅔ ⅓ et non coulissante. Le coffre est toujours mesuré à 400 litres (404 litres sur Captur, 360 litres sur Kona pénalisé ici par la présence de la batterie 48V).

Toujours 100% thermique

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Seat Arona (2021)Credit Photo – Autonews

L’offre en matière de motorisation est très simple sur l’Arona. Proposé en essence uniquement et sans électrification, le SUV urbain est animé au choix d’un 3 cylindres 1.0 de 95 ch (BVM5 uniquement) et 110 ch (BVM6 ou DSG7) ou d’un 4 cylindres 1.5 de 150 ch à coupure de cylindres. Une version de niche pour notre marché GNV 1.0 TGI de 90 ch (BVM6) est aussi proposée.

Puisqu’il représentera le plus gros des ventes, nous avons essayé le modèle à 110 ch. Sans micro-hybridation à 48V, il ne bénéficie pas de ce petit élan de couple qui aide significativement à l’agrément de conduite sur les petites puissances, mais les 200 Nm de couple suffiront pour l’usage urbain et périurbain pour lequel l’Arona est destiné. En boîte automatique en revanche, il faudra activer le mode Sport pour obtenir la tonicité nécessaire aux dépassements.

Comme tous les 3 cylindres, sa consommation est fortement impactée par le style de conduite adopté. En le cravachant, nous avons atteint rapidement 9 l/100 km et autour de 6,8l/100km en conduite raisonnable.

L’Arona montre ses meilleurs atouts surtout en comportement routier. L’amortissement encaisse très bien les obstacles urbains, tout en limitant le roulis dans les braquages francs. Direction précise, bonne maniabilité en manœuvres, freinage pinçant… en matière de châssis, il coche toutes les cases du bon SUV compact ici.

Assistances améliorées

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Seat Arona (2021)Credit Photo – Autonews

En cochant toutes les options, l’Arona bénéficie maintenant d’un pack d’assistances et d’aides à la conduite plus complet. Grâce au Travel Assist notamment qui combine maintien de voie actif et régulateur de vitesse adaptatif, le tout aussi disponible jusqu’à l’arrêt avec le eTraffic Jam Assist. Ces technologies se comportent très bien, sans à-coups ou effets zigzag entre les lignes au sol.

Gestion automatique des feux, reconnaissance des panneaux, des véhicules, des piétons et cyclistes en face et dans les angles morts, ou encore Park Assist sont aussi disponibles. Il manque la surveillance en sortie de parking ou la caméra 360°, mais ce n’est déjà pas si mal pour un modèle qui repose sur la même plateforme de 2017. Agaçant par contre, l’intuitivité des interfaces, que ce soit via le Digital Cockpit ou l’écran central (surtout lorsque le Mirror Link est activé). Par exemple, il y a un bien un menu réglable au volant qui regroupe toutes les ADAS, mais il faut procéder différemment via une combinaison de touches, pour régler l’alerte de dépassement de vitesse.

Un bon rapport prix/prestation

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Seat Arona (2021)Credit Photo – Autonews

La concurrence est rude sur le segment des SUV urbains… Peugeot 2008, Renault Captur, Citroën C3 Aircross, Opel Mokka, Ford Puma, Kia Niro, Hyundai Kona et bien d’autres encore se taillent la part du lion avec chacun leurs atouts. En restant sur nos deux exemples, piochés au hasard depuis le départ, les Hyundai Kona et Renault Captur, ont d’entrée l’avantage d’être disponibles en versions micro hybride et 100% électrique. En revanche, à options équivalentes et en boîte automatique (si plaisante en utilisation urbaine), l’Arona est disponible des 110 ch là où les Captur et Kona ne l’offrent que sur des motorisations supérieures, eTech TCE 140 et CRdi 136. Ces deux versions sont micro hybride et, pour le coréen, en Diesel avec transmission à 4 roues motrices si besoin (pas forcément pertinent pour une utilisation urbaine cependant).

Plus modeste mécaniquement, notre version d’Arona reste ainsi sous la barre des 30 000 euros (29 645 euros) avec malgré tout une dote très plaisante au quotidien. Le Hyundai Kona Creative 1.6 CRDi 136 Hybrid 48V Automatique sera lui facturé 30 450 euros et le Renault Captur Intens TCe 140 EDC, 31 150 euros. Pour les budgets les plus serrés, le Seat Arona est disponible dès 17 990 euros (1.0 TSI 95 ch BVM5 Reference), là ou le Renault Captur demande d’entrée 21 950 euros (TCe 90 Zen) et le Hyundai Kona 24 050 euros (1.0 T-GDi 120 Hybrid 48V BVM6 Intuitive). Dans cette entrée de gamme, il faudra cependant se contenter comme toujours du minimum syndical avec tout de même la climatisation manuelle, un écran tactile de 8,25 pouces ou la connectivité Bluetooth.

Pour résumer

Même s’il y a l’embarras du choix en matière de SUV urbains, nous vivons une période de transition entre modèles thermiques traditionnels et en partie ou intégralement électriques. Le nouveau Seat Arona, qui n’a subi qu’un restylage, fait encore partie de la 1ère catégorie, en attendant la prochaine génération. Il accuse donc un wagon de retard quant à sa mécanique mais Seat lui a quand même greffé un maximum d’évolutions en matière de style, de connectivité et d’aides à la conduite. En espérant que ce soit suffisant pour conserver les excellents scores de ventes affichés depuis son lancement en 2017, avec plus de 350 000 exemplaires écoulés à travers le monde.

Florian Duchiron



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