15 septembre 2021
par Autocloser

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Arrêt du moteur thermique en 2035 : Renault veut gagner du temps



Tandis que l’Europe veut mettre fin au thermique en 2035, le groupe Renault prônerait un maintien des hybrides jusqu’en 2040. La viabilité de Dacia en dépendrait.

La Commission européenne souhaite que la vente de véhicules thermiques neufs, y compris hybrides, prenne fin dans toute l’Union en 2035. Même chez certains constructeurs ayant annoncé une stratégie d’électrification rapide, cette ambition n’est pas sans créer quelques inquiétudes. Ce serait notamment le cas chez Renault si l’on se fie aux propos de Gilles Le Borgne, directeur de l’ingénierie du groupe au losange, rapportés par le site britannique Auto Express. Alpine a d’ores et déjà annoncé passer au tout électrique, une transition qui sera complète lorsque sortira la remplaçante de l’A110 annoncée pour 2025. La marque Renault, qui vise 90 % de véhicules électriques dans ses ventes annuelles pour 2030, devrait également être prête à temps. Il en serait tout autrement pour Dacia.

10 % de Dacia électriques en 2030 ?

« Renault sera électrique à 90 % d’ici 2030, Alpine à 100 %, mais pour Dacia ce sera de l’ordre de 10 % tandis que nous aurons beaucoup d’hybrides car notre stratégie est simple ; nous construisons exclusivement les Dacia sur la plateforme CMF-B », aurait expliqué l’ingénieur. L’architecture en question est celle des actuelles Renault Clio et Dacia Sandero, entre autres. Elle est conçue pour l’hybridation mais pas pour le tout électrique, un rôle dévolu aux plateformes CMF-B EV (futures R5 et 4L) et CMF-EV (Renault Mégane E-Tech Electric, Nissan Ariya). Or les voitures électriques coûtent cher à produire, un coût encore difficilement compatible avec le positionnement « low cost » de Dacia. La petite citadine électrique Spring, premier modèle à batterie de la marque roumaine dérivé du Renault City K-ZE vendu sur des marchés émergents, n’offre pour 16 990 € (avant bonus) que des performances et un équipement très modestes.

Renault veut plus de progressivité

Le groupe Renault militerait pour que les véhicules hybrides puissent encore être commercialisés après 2035. « Nous pensons que l’approche (de la Commission européenne) n’est pas la bonne et nous nous battrons pour proposer une façon plus douce de faire les choses, et conserver une certaine proportion d’hybrides jusqu’à, je dirais, 2040« , aurait indiqué Gilles Le Borgne. Et le responsable d’esquisser une stratégie : « Nous pouvons transférer toute la technologie de Renault vers Dacia sans problème. Nous le faisons déjà ; regardez la Sandero. Mais évidemment, en raison du prix de la voiture nous attendrons que ce soit absolument nécessaire. Pour Dacia ce sera une transition tout en douceur. Nous garderons l’essence et le GPL, puis nous passerons au micro-hybride et à l’hybride, et ensuite au tout électrique. » Renault défendrait par ailleurs l’idée que la proportion imposée de ventes de véhicules électriques soit alignée avec le développement des infrastructures de recharge. Le Borgne aurait également souligné le temps nécessaire à la transformation interne (usines, personnel…) du groupe en vue de son électrification complète. En ce qui concerne Dacia, la prochaine étape de l’électrification de la marque passera par le Jogger, dont une version hybride a été annoncée pour 2023.

Publié le Mis à jour le





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