la Vallée de la batterie



En 2025, sur ce site encore en travaux, une des plus grandes gigafactories de France commencera à produire des batteries dans le Dunkerquois. La ville deviendra d’ailleurs le cœur de ce qu’on appelle dans le Nord la Vallée de la batterie. Un élément complexe et coûteux à produire mais indispensable à la transition vers un parc roulant plus vert, que l’on fabrique déjà depuis quelques mois dans une usine à Douvrin.

Implantée dans le Pas-de-Calais, cette grande entreprise a été inaugurée l’an passé. Point de départ de la souveraineté française face à la Chine en termes de fourniture de
batteries, elle compte 450 collaborateurs qui suivent un processus très encadré. La chimie d’abord, avec la production d’électrodes, puis l’assemblage, qui donne ces cellules. Tenue de rigueur obligatoire, la gigafactory nous a laissés accéder à une des unités de production, accompagné par Sylvain, responsable de machines.

Ici, deux types de batterie sont conçus, simple et à haute autonomie. L’activité atteindra son plein potentiel en fin d’année avec comme cap l’équipement de plus de 250
000 véhicules, d’abord destinés à Stellantis. Un virage vers l’électrique impossible à prendre sans, au préalable, l’approvisionnement en matières premières. Le cobalt, le lithium, le graphite des métaux rares, sont extraits notamment en Amérique du Sud. Ce qui engendre une pollution minière que les acteurs du secteur tentent de limiter.

ACC a livré ses premières batteries le mois dernier. Elles devraient être installées sur des véhicules de marque Peugeot, de milieu de gamme, au cours de l’année.
COM4. À 80 kilomètres de là, on réfléchit déjà à la batterie de demain. Comment se dispenser des métaux stratégiques ? Dans cette start-up basée à Amiens et à l’initiative du
CNRS, on associe le sodium aux ions, un procédé chimique plus accessible et plus écologique. Voici un premier modèle de la taille d’une pile.

Le groupe Stellantis vient d’investir un montant non-dévoilé dans cette entreprise qui fixe à 2026 la disponibilité de cette nouvelle technologie pour les véhicules électriques.

La production de centaines de milliers de batteries pose la question de leur recyclage. À Dunkerque, deux sites dédiés doivent voir le jour en 2025 et 2027, mais voyons déjà
comment ça marche ici à Trappes, dans les Yvelines, où cette usine-pilote vient de démarrer son activité.

Son but : valider le procédé de raffinage qui sera appliqué à Dunkerque dans un premier temps à l’aide de modules non-conformes. Une usine en amont sera chargée du
démantèlement et du broyage des batteries afin de récupérer une poudre noire, la black mass. 

Pour faire simple, l’ensemble de ces métaux sont séparés un à un et pourront être de nouveau utilisés afin de rendre la fabrication des batteries plus vertueuse.

L’usine de recyclage pourra à terme traiter 200 000 batteries par an. Et il faudra tenir la cadence avec la gigafactory de Douvrin, trois industriels dans le Dunkerquois, puis le
japonais AESC, à Douai, qui s’installe à deux pas de l’usine Renault. Un choix stratégique.

La vallée de la batterie en est donc à ses balbutiements mais participe autant à la réindustrialisation du Nord qu’à la production à grande échelle. Le temps est maintenant
compté pour les constructeurs. Objectif : 50% de voitures électrifiées vendues en 2027, alors que les ventes ont représenté 17% l’an dernier. L’Europe devrait ensuite, en 2035, faire ses adieux aux moteurs thermiques.



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Written by Autocloser

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